Surveiller pour anticiper © C Maitre
Surveiller pour anticiper

Surveiller pour anticiper

Vivre avec les bioagresseurs dans des systèmes agroécologiques, avec des possibilités de traitement curatif très réduites, suppose une épidémiosurveillance renforcée pour adapter les moyens de lutte et anticiper le risque, incluant un ensemble d'approches à associer (mathématiques, biologiques, économiques, organisationnelles, etc.).

De quelle épidémiosurveillance a-t-on besoin pour mieux surveiller et anticiper les évolutions en cours et à venir dans les populations de bioagresseurs, en lien avec les grands changements (agro-écologisation, climat, etc.) ? Les Small Data : comment faire quand on a peu voire très peu de données ? Quelles méthodes d'analyse développer et comment les mettre à disposition ? Comment anticiper les crises sanitaires ? Peut-on développer des approches d'anticipation systématiques vis-à-vis des crises sanitaires, en considérant l'ensemble des aspects (biologiques, économiques, organisationnels, etc.) ? Est-il possible de réaliser des preuves de concept dans une ou quelques situations spécifiques ? 

Dans ce dossier

Le projet MEMORUST explore une facette souvent ignorée de l'agriculture : la trajectoire historique des connaissances. En prenant pour modèle la rouille noire du blé, ce projet interdisciplinaire analyse comment les savoirs se construisent, s'effacent puis se mobilisent à nouveau face aux crises sanitaires émergentes.

L'ambition du projet C3PO est de décrypter les interactions complexes entre le changement climatique et la sensibilité du colza d'hiver à ses deux principaux ennemis biologiques : le Phoma et la Hernie des crucifères.

Le projet APHIDS aborde l'un des défis majeurs de la santé végétale : comprendre comment les virus de plantes circulent et persistent au sein de paysages agricoles en constante mutation.

© Frédéric Suffert

Les signalements de Puccinia graminis f. sp. tritici (Pgt), agent de la rouille noire du blé, se sont récemment multipliés en France, laissant craindre la réémergence de cette maladie longtemps considérée comme une des plus grave pour la culture du blé.

© Tiphaine Vidal

La rouille jaune, causée par le champignon biotrophe Puccinia striiformis f.sp. tritici, est l’une des maladies les plus répandues et dévastatrices des céréales.